08/10/2006

Premiers fruits septembre /octobre 2006.

                                                                                                                                           
 
corneille

 

arbre 3ème été fruits 20 cms blog
 Prunier WIGNON  
 
premiers fruits sept 06 2 blog 20 cm
  Prunes WIGNON ( pour la pâtisserie ) 
 
premiers fruits sept 06 blog 20 cms

  Pommier DABINET 

premiers fruits sept 2006 3 blog 20 cms
  Pommes DABINET ( cidre ) 
 

premiers fruits 20 cms blog

  Prunes Ste CATHERINE  ( table ). 

21:48 Écrit par Pierre Colignon dans Variétés fruitières sélectionnées | Tags : photos, verger, arbres, pommes, prunes, nature, photo, cidre, agriculture, fruits

01/10/2006

La croissance des arbres de novembre 2003 à septembre 2006.

                                                                                                                                             
arbres plantés blog 20 cms

   Novembre 2003      

1 seul rameau 20 cms blog

Un seul rameau est conservé                                                                      

verger  mars 2004 blog 20 cms
  Mars 2004
 
arbre mars 2004 blog 20 cms
  Mars 2004 
 
1 ères fleurs 20 cms blog
Mai 2004 , premières fleurs
 
arbre aout 2004 20cms blog
Août  2004 
 
arbre aout 2004 2 20 cms blog
Août 2004
 
1ères fleurs 2 20 mcs blog

Avril 2005

arbre sept 2005 20 cms blog

  Ete 2005 

arbre 3 ans janv 2006 20 cms blog
  Hiver 2005/2006 

arbre  hiver 2005 2006 20 cms bloc
  Hiver 2005/2006 

arbre juillet 2006 blog 20 cms

  Eté 2006 

arbre sept 2006 3 blog 20 cms

  Eté 2006. 

arbre  sept 2006 blog 20 cms

  Eté 2006 

verger sept 06 blog 20 cms

  Septembre 2006 

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10:26 Écrit par Pierre Colignon dans Croissance des arbres | Tags : verger, arbres, photo, nature, photos, croissance, arboriculture, agriculture

08/09/2006

Création du verger: préparation des arbres avant la plantation.

 

Pralinage des racines dans un mélange de bouse de vache , de terre et d'eau.

Les racines sont pralinées et seules les racines endommagées ont été coupées ; les arbres sont prêts à être plantés.

28/08/2006

Création du verger : le choix du terrain.

         Situé à flanc de colline dans l’ancienne commune de Viesville ( province de Hainaut, Belgique), le Verger des Dix Bonniers fut créé en 2004 avec la volonté de reconstituer un verger haute tige rassemblant un maximum de diversité parmi les meilleures variétés traditionnelles de nos campagnes.
D’une surface d’un hectare, il fait partie d’un réseau de vergers de démonstration destinés à encourager la réimplantation de variétés traditionnelles wallonnes en haute tige.
 

 

                                                                                                                                            

En 2003, avant la plantation.     
                                                                                                   

 

               Les lieux se prêtaient à merveille à l’installation du verger, bordé par 50 hectares de forêt érigés en réserve naturelle, au milieu d’un ensemble de 20 hectares de prairies, dans une zone d’intérêt paysager protégée ; on se croirait difficilement à moins de 5 km de l’agglomération carolorégienne et son demi-million d’habitants.
Une vallée encaissée, un ruisseau qui serpente au fond, des prairies en terrasses bordées de vieilles aubépines, un petit chemin de terre perdu pour seul accès…

                                                                                                                                             
                                                                                                                                   
avant la plantation 20cms blog

Le terrain en direction Nord- Est.

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Le terrain en direction Nord.

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Le terrain en direction Ouest.

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Le terrain en direction Sud-Ouest.

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Le terrain en direction Sud.

 

L'étape suivante consistera à quadriller le  terrain afin de déterminer les emplacements de plantation des arbres du verger.

14:52 Écrit par Pierre Colignon dans Création du verger | Tags : nature, photo, creation, terrain, viesville, agriculture, agronomie, plantations, vergers, paysages

26/08/2006

Création du Verger des Dix Bonniers: variétés fruitières sélectionnées

Le choix des variétés fut décidé en fonction du double objectif poursuivi :

 -    préservation d’anciennes variétés paysannes locales menacées de  disparition 

-    volonté de produire à terme des pommes destinées au jus (cidre) et  à  être vendues comme fruits de couteau.

       Les contraintes ne concernèrent pas le terrain qui par ses qualités acceptables à tous points de vue, se prêtait à la culture des espèces fruitières , mais, au choix raisonné des variétés en fonction de leurs qualités gustatives, mises en balance avec leurs facultés de résistance aux maladies.
Ce dernier point est particulièrement critique en verger haute tige où les traitements phytosanitaires restent exceptionnels et particulièrement difficiles à mettre en œuvre.
Il était donc important de choisir judicieusement les variétés qui devaient composer l’assortiment.

Les conseils avisés du Centre de Recherches Agronomiques de Gembloux vinrent à point ; outre les variétés anciennes susceptibles d’être trouvées chez les pépiniéristes spécialisés, une quinzaine de variétés rares de pommes et de poires furent greffées à façon chez un horticulteur de Tournai.
L’assortiment variétal, composé de pruniers, poiriers et pommiers se devait de donner la part belle à ces derniers en raison de leur intérêt cidricole et commercial.

Parmi les milliers de variétés du Conservatoire de Gembloux, le choix se porta sur les variétés à haute valeur gustative et / ou patrimoniale, tout en exigeant un niveau de résistance  élévé aux maladies .


Au rang patrimonial, quelques variétés en voie de disparition ont pu être réimplantées : p
ar exemple la poire « Cinq côtes Napoléon » qui n’existe plus qu’en 1seul arbre  à Courcelles en Belgique ; la poire d' « Angora », présente dans quelques conservatoires en Europe et qui n’est plus plantée depuis 100 ans ,  et la pomme « Double copette » qui n’est plus présente que dans quelques vieux vergers répartis sur quelques km carrés près de Pont-à-Celles en Belgique. Toutes présentent cependant des qualités gustatives, de conservation et de résistance aux parasites remarquables. Elles ont été naturellement choisies pour faire partie de l’assortiment.
Une liste des variétés est reprise ci-dessous.
 
 

arbres non plantés 20 cms blog

 

Variété Utilisation

Dabinet

Pomme    Cidre
Binet RougePommeCidre
AntoinettePommeCidre
Douce MoënPommeCidre
Marie MenardPommeCidre
MettaisPommeCidre

Doux Veret de Carouges

PommeCidre
Président Van DievoetPommeTable
Reinette de FrancePommeTable
Reinette HernautPommeTable

Reinette Etoilée

PommeTable
Gris BraibantPommeTable
Reinette des CapucinsPommeTable
Belle fleur de BrabantPommeTable
Reinette ClochardPommeTable
Sang de BœufPommeTable
Reine des ReinettesPommeTable
Transparente blanchePommeTable
Court-pendu grisPommeTable
Court-pendu rosatPommeTable
La PaixPommeTable
Joseph MuschPommeTable
Reinette de BlenheimPommeTable
Drap d'OrPommeVar. régionale
Calville des PrairiesPommeVar. régionale
Pépin d'OrPommeVar. régionale
BâtardPommeVar. régionale
CoupettePommeVar. régionale
Double CopettePommeVar. régionale
Cwatresse doublePommeVar. régionale
Blanche DamePoireVar. régionale à cuire

Cinq Côtes Napoléon

PoireVar. régionale à cuire
Rousselet Bivort                       PoireVar. régionale à cuire
Poire de RéPoireVar. régionale sucrée
Poire St FrançoisPoireVar. régionale sucrée

Angora

PoireVar. régionale sucrée
LégipontPoireVar. régionale sucrée
Louise Bonne d'AvranchePoireVar. régionale sucrée
Joséphine de MalinesPoireVar. régionale sucrée
Belle de ThuinPruneVar. régionale

Wignon

PruneVar. régionale

Sainte Catherine

PruneVar. régionale
Prune de princePruneVar. régionale

Pour toute information utile :

 

Pierre COLIGNON, propriétaire-gestionnaire

Ir. Agronome

60 rue des Petits Sarts

B-6230 Viesville

003271342970

colignonpierre@hotmail.com

Marc LATEUR

Chef de projet

Centre de Recherche agronomique de Gembloux

4, chemin de Liroux

B-5030 Gembloux

003281620333

                                                                                                                

Sauvegarde des variétés de fruits anciennes

    C’est pour préserver ce patrimoine fruitier que pendant plus de 20 années de prospection, le Centre de Recherches Agronomiques de Gembloux s’est efforcé de rassembler  plus de 800 variétés anciennes de poires et plus de 2000 variétés anciennes de pommes de nos campagnes.
Elles sont à présent protégées dans un conservatoire génétique en attendant leur éventuelle rediffusion.

    Ces variétés paysannes possèdent en effet des atouts agro-économiques qui justifient leur protection.
Ainsi, leur résistance aux maladies et aux ravageurs est généralement bien supérieure à celle des variétés modernes,  si bien qu’à moyen terme, les chercheurs espèrent introduire les facteurs de résistance des variétés anciennes chez les variétés modernes qui souffrent   d'une augmentation de virulence de la part des
parasites.

 
 
 
 
 
Poirier "5 Côtes Napoléon " découvert dans un vieux verger de Courcelles B - 6180
 
 

    Heureusement depuis plus de 20 ans, de nombreuses initiatives privées et publiques contribuent à redonner une place aux vergers haute tige.
Ce n’est pas là une utopie de nostalgiques d’un temps révolu.
Le verger haute tige, requérant un minimum de soins et d’investissement peut encore s’insérer durablement en marge d’une exploitation agricole moderne.

 Le tout étant de choisir les variétés  avec discernement et de leur prodiguer les soins adéquats, au moment opportun. 

Voilà tout le problème !

   L’implantation d’un verger nécessite un certain bagage de connaissances qu’il est difficile d’acquérir et de mettre en oeuvre sans aide. Heureusement, aujourd’hui de nombreux groupements d’amateurs proposent leur aide et leurs conseils aux personnes désireuses de se lancer dans l’aventure.En outre, différents niveaux de pouvoirs (communes, régions ) accordent des moyens financiers spécifiques à l’implantation de vergers haute tige.

 

poire 5 cotes napoleon blog 20 cms

Poire "5 Côtes Napoléon "  , variété ancienne , récemment en voie de disparition et aujourd'hui sauvegardée.

24/08/2006

La disparition des vergers traditionnels en Wallonie

 

 
Vieux verger de Courcelles B - 6180    

 

                                                        Depuis le début du XXe siècle, les surfaces consacrées aux vergers haute-tige se sont raréfiées au point  qu'aujourd’hui, ils ne représentent plusqu’une part insignifiante des surfaces agricoles.
Pourtant, dans le contexte de l’agriculture traditionnelle, les vergers haute-tige s’intégraient parfaitement aux autres spéculations agronomiques.Leur rôle était même indispensable car le verger constituait non seulement une source d’aliments frais mais, aussi une source de revenus.

Consommés dès le début de l’été, certains fruits pouvaient être conservés jusqu’au printemps suivant ou écoulés sur le marché local.


La situation changea rapidement avec l’intensification et la spécialisation de l’agriculture au siècle dernier . Les habitudes alimentaires changèrent également. Les vergers haute-tige furent laissés à l’abandon.
Les variétés paysannes peu adaptées aux méthodes culturales intensives et aux traitements phytosanitaires furent reléguées aux oubliettes.


Bien sûr toutes n’avaient pas nécessairement les qualités qui auraient justifié la poursuite de leur culture.Néanmoins, la perte de diversité dans notre patrimoine fruitier fut synonyme d’une véritable extinction.

A titre d'exemple, aujourd'hui, 5 variétés de pommes représentent 9/10èmes des pommes consommées en Belgique !

Qui peut encore trouver facilement une Reinette étoilée ou un Court-pendu dans un magasin ?
Pourtant, beaucoup de personnes connaissent encore leurs noms sans nécessairement  avoir goûté ces fruits ; mais , si la renommée des ces fruits a traversé les générations dans la mémoire  populaire, la  majorité des
vieilles variétés est tombée progressivement dans l’oubli. 

 
Reinette étoilée ( photo Wikipedia )

19/08/2006

Vues du Verger des Dix Bonniers et toponymie des zones avoisinantes

 

Vue générale du verger des Dix Bonniers avec, en toile de fond, la réserve naturelle de Viesville.

 Les "Dix Bonniers "et les noms des lieux voisins ( toponymes ). 

 

Les toponymes souvent évoluent dans le temps mais aussi dans leurs localisations spatiales.

En particulier, la représentation de Viesville dressée par Ferraris (Carte de Cabinet des Pays-Bas autrichiens 1771-1778), aussi peu précise et parfois fantaisiste qu'elle soit, mentionne nombre de toponymes dont le sens et la localisation sont totalement étrangers aux habitants actuels, même parmi les plus anciennes générations.

L'exemple le plus flagrant à Viesville est celui du massif boisé de l'Epaisse Taille (15 ha) n'évoquant absolument rien pour les anciens du village qui le connaissent actuellemnt sous le nom de la "Berlaye" . L'Institut géographique national, vient assez récemment de ressusciter le toponyme Epaisse Taille, mais le lieux-dit est à présent localisé nettement plus au nord qu'à l'origine, aux confins de Faya et de la Bowette, en contradiction totale avec les matrices cadastrales anciennes et actuelles. 

 

 

 

Lès Dîs Bounîs : les Dix Bonniers

 

 

Ce toponyme désigne actuellement un ensemble de terres situées à droite de l’ancienne rue de la Chaussée, anciennement  Chemin des Epaisses Tailles, et comprises entre la rue des Petits Sarts et l’assise de l’ancienne ligne de chemin de fer menant de Luttre à Gosselies.

 A l’origine, ce nom fut donné à une vaste parcelle agricole de 10 bonniers de Viesville. le bonnier de Viesville qui valait un peu moins d’un hectare, était équivalent au bonnier de Liège. Cette terre, mise en culture depuis certainement le dix-huitième siècle, s’étendait à flanc de vallée entre le bord du ruisseau Tintia et la partie la plus basse des terres actuellement ainsi dénommées.

 

 
La vallée du Tintia avec , sur la gauche , à flanc de colline, les "Dix Bonniers",  et , parallèle au cours du Tintia , le "Chemin vert" se dirigeant vers la ferme Draguet.

 

C’était le Champ des Dix bonniers, bien marqué sur les matrices cadastrales anciennes (Matrice Popp de 1873). Cette belle terre était riche d’un limon profond dépassant plusieurs mètres dans le bas ce qui lui conférait des caractéristiques agronomiques excellentes, à la différence de la plupart des terres attenantes aux sols superficiels et chargés en grès et en argiles bruxelliens. Les propriétaires de cette terre durent pour ces raisons souvent être des gens assez aisés ; parmi eux, on compta la famille Drion-du-Chapois de Gosselies (Matrice Popp de 1873).

Pendant la deuxième moitié du 19e siècle, le Champ des Dix Bonniers fut traversé au beau milieu par la ligne de chemin de fer 119 reliant Luttre à Gosselies. La grande parcelle cadastrale fut morcelée et vendue à de nombreux propriétaires. Le morcellement existe toujours à l’heure actuelle bien que le nombre de propriétaires ait diminué. Des alignements de vieilles aubépines, courant à travers les prés en décalage avec les divisions parcellaires actuelles, soulignent encore les contours du Champ des Dix bonniers en aval de l’assise du chemin de fer, autour de l’ancienne ferme Draguet.

 

planpopp viesville 20 cms blog

Le "Plan POPP" (détail) de Viesville, on y lit :"Epaifse Taille", "Champs des Dix Bonniers", "Champ de Fayat"; on y voit , en bleu,  le cours du Tintia et le chemin des "Blanches Epines".

 

 

Les aubépines courent le long de l 'assise de l'ancienne ligne de chemin de fer  aujourd'hui envahie par la verdure

 

 Une grande partie de la superficie fut dès le début du 20e siècle consacrée à la pâture (carte IGN 1/20.000 Gouy-lez-Piéton de 1905). Il est vrai que le ravinement devait être assez problématique vu la déclivité et le caractère meuble du sol dans la partie haute de la terre. Des ruptures de pentes importantes à flanc de colline témoignent de la descente des terres, sans doute provoquée par les méthodes culturales malheureuses (labour versant de haut en bas). A noter également, la présence sous le limon d’une assise calcaire du viséen fortement affectée par une érosion de dissolution qui se marque en surface par l’apparition sporadique de phénomènes karstiques. C’est ainsi qu’au beau milieu de cette terre, à quarante mètres de l’assise du chemin de fer on peut observer trois petites dolines actives de un mètre cinquante de diamètre et de cinquante centimètres de profondeur.

 

Les dolines et leurs modes de formation

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

A l’origine, le champ des Dix Bonniers était recouvert par une forêt qui prolongeait sans doute le massif de l’Epaisse Taille vers le Nord-Ouest le long de la vallée du Tintia. Le défrichement, intervenu à une époque, pour nous inconnue, mais, antérieure au 18e siècle laissa place à des terres de cultures. Sur tout le site, les nombreux fragments de charbon de bois que l’on peut trouver à faible profondeur dans la masse du limon trahissent l’ancien essartage.  

Touchant directement aux Dix Bonniers, on trouve, à l’Ouest, le Bois de la Berlaye.

 

 

Lî bos dèl Bèrlaye : Bois de la Berlaye

 

 

Géographiquement , la Berlaye et l’Epaisse Taille se confondent.

C’est le massif boisé situé à l’angle de l’ancienne rue des Petits Sarts et du Chemin de la Chaussée, limité d’autre part par le ruisseau Piéton au Nord-Ouest. Par rapport à son extension au 18e siècle, le massif arboré connut un important défrichement dès le siècle qui suivi. Les meilleures terres sur le plateau ayant été gagnées au détriment du bois (cf le Champ des Dix Bonniers), restèrent les versants argilo-sableux, peu propices à la culture. Berlaye, v.s. Epaisse Taille ?

Comment en cent ans en est-on venu à changer le nom du lieu à ce point ? Malgré une certaine consonnance, rien ne lie les deux toponymes. Certains se perdent en conjectures et finalement n’apportent pas de solution simple acceptable pour justifier ce toponyme plus récent. Ainsi, pour Gonsette (TFE Louvain-la-Neuve, 1968), Berlaye viendrait de berle (du Latin : berula), plante ombellifère des endroits fangeux que l’on trouve encore aujourd’hui au fond de la vallée, à proximité des bords du Tintia. Le seul morceau intact du bois de la Berlaye subsiste sur une centaine de mètres de large enclavé en long entre la ligne de chemin de fer Bruxelles-Charleroi et l’ancien canal ; de vieux chênes centenaires en témoignent.

 

Tchimin des Spèsses Tailles (Rûwe Fayat) : Chemin des Epaisses Tailles

 

 

Ancienne voirie communale importante reliant Viesville-Sart avec la halte ferroviaire de la Chaussée à la limite de Pont-à-Celles (ligne Charleroi-Bruxelles). Ce chemin, longeant anciennement le bois de l’Epaisse Taille se termine en cul-de-sac au pied de la réserve à trois cent mètres plus loin du croisement d’avec la rue des Petits Sarts. C’est par ce chemin que l’on accède encore aujourd’hui au verger des Dix bonniers. Malgré le bouleversement des travaux, la rue de la Chaussée existe toujours à Viesville pour sa dernière portion, aux confins de la station de la Chaussée, sous le nom de rue de Faya.

Notons qu’en 1873, la rue de la Chaussée n’était qu’un petit chemin privé traversant en plein plusieurs parcelles cadastrales (Plan Popp de 1873). Il est vrai que la ligne de chemin de fer de Bruxelles venait juste d’être construite et qu’il fallu sans doute un peu de temps pour que la communauté viesvilloise prenne conscience de l’intérêt à établir une voie de communication officielle vers la halte de la Chaussée.  

 

 

Faya (avec ou sans « t » à la fin, selon les époques et les auteurs)

 

 

Basses terres humides situées au confluant entre le Piéton et le Tintia, à la limite de Pont-à-Celles. On sait que le terme fays désignait anciennement un bois peuplé de hêtres. Cette essence est exigeante quant à la qualité et la profondeur du sol et à ses réserves hydriques. C’est précisément, ces conditions que l’on rencontre à Faya. Une hêtraie recouvrait sans doute cet endroit. Mais, elle avait déjà disparu sur la carte de cabinet de Ferraris (1771-1778). Le site de Faya fut profondément défiguré par la révolution industrielle : deux voies d’eau artificielles, deux lignes de chemin de fer, une boulonnerie, une usine d’engrais, un coron et une route provinciale. 

 

 

Lî bos d'Blanc Sîre : Bois du Blanc Sîre

 

 

C’est la partie inférieure du bois de la Berlaye, touchant le Piéton et le chemin de fer. En raison des droits de propriétés que Mr Delforges, Sire de son prénom, notable local, dit le Blanc Sîre, possédait sur le bois.

D’après les anciens, le vieux Delforges, Sîre de son prénom, avait des cheveux blanc. D’où peut-être ce surnom de Blanc Sîre. D’autres attribuent ce qualificatif à la couleur de ses chemises,  signe d’une certaine aisance pour l’époque. Le patronyme Delforges fut longtemps lié à la vie politique de la commune de Viesville. Il nous a donné deux bourgmestres curieusement de tendances politiques opposées et provenant d’origines familiales différentes (Cercle d’Histoire de P.-à-C., 2004) .

 

 

Lî grand poplî : le grand peuplier

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vieux peuplier euraméricain (Populus x canadensis) planté au début du 20e siècle à la limite de parcelles agricoles morcelées touchant directement au Champ des Dix Bonniers. Cet arbre isolé d’une circonférence exceptionnelle de 418 cm à 1,50 m de haut (2005) et d’une hauteur de 35m aurait reçu la foudre à trois reprises. Le dernier coup de foudre, survenu pendant les années 1970, lui a ôté un tiers de sa ramure, si bien qu’il apparaît actuellement un peu déséquilibré. Une longue cicatrice, en voie de fermeture complète, court depuis son sommet jusqu’à presque sa base et témoigne de cet incident. Il marque les Dix Bonniers de son imposante présence. Le Grand poplî vient récemment (2004) d’être classé arbre remarquable par la Région wallonne. 

Au Nord des Dix Bonniers, tout au fond de la vallée du Tintia, serpente le Chemin Vert ou Chemin des Blanches Epines.

 

 

Lès Blankès Spènes : les Blanches Epines

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Ancienne désignation du Chemin Vert, jusqu’au 19e siècle, sans doute en raison de la présence de nombreuses aubépines menées sous forme de haies. L’endroit était en effet riche en prairies ceinturées par des haies, surtout dans le bas de la vallée touchant au Tintia (carte IGN 1/20.000 Gouy-lez-Piéton de 1873, carte de cabinet de Ferraris). 

 La principale raison d’être de ces haies fut de retenir les terres dans leur descente vers le fond de la vallée ; il ne s’agissait pas anciennement de pâtures mais, de cultures. Aujourd’hui, le Chemin Vert est interrompu quelques centaines de mètres après la fin du bas du champ des Dix Bonniers.

 

 

Lî Tchimin d'Fiêr : le Chemin de fer

 

 
L'assise de la ligne de chemin de fer n° 119, devenue aujourd'hui chemin d'accès à la réserve naturelle de Viesville.

 

Ancienne ligne n°119, chemin de fer reliant autrefois Châtelet à Luttre. Cette ligne est désaffectée depuis plus de cinquante ans. Une gare située rue de la station à Viesville, maintenant rue Albert 1er, drainait avant guerre quotidiennement de nombreux travailleurs et écoliers viesvillois qui voulaient se rendre dans l’agglomération carolorégienne. Cette ligne, construite dans les années 1860, fut définitivement interrompue et abandonnée suite aux travaux d’élargissement du canal Charleroi - Bruxelles.    

 

 

Lî bos d'L'ayeû : Bois de l'Aïeul

Lî bos du Paveû (lî bos Boudârt) : Bois du Paveur ou bois Bodart

 

 

Toponymes dont l’origine et la localisation sont incertaines ; ils auraient été situés quelque part entre l’Epaisse Taille, les Dix Bonniers et le Champ de Faya. Ces deux massifs boisés ont déjà disparu bien avant 1950. Les plus anciens habitants , interrogés par G. Gonsette (1968) ne semblent pas se souvenir avec précision des lieux. On sait seulement qu’un certain Bodart ayant vécu à cheval sur le 19e  et le 20e siècle, paveur de son état, aurait donné son nom au bois en tant que propriétaire.

 

 

"LES BROUTEUSES  " . Juillet 2006, vue du verger des Dix Bonniers en direction de l'Est.

 

viesville centre du village 2 20 cms blog

 

Viesville - 6230 , province de Hainaut, vue vers le centre du village.